« S’il n’est pas dans la liste après une saison comme ça… » : selon Philippe Albert, Nathan De Cat doit être dans la sélection pour la Coupe du monde

26 Fév 2026 | Actualité | 0 commentaires

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Le cas Nathan De Cat relance le débat au sein des Diables Rouges

Alors que la Coupe du monde 2026 approche, la jeune révélation d’Anderlecht Nathan De Cat divise les observateurs. Ses performances éclatantes en Jupiler Pro League suscitent une question cruciale : doit-il intégrer la sélection belge dès cet été ? Le débat autour de ce milieu de terrain touche à l’équilibre entre récompense du mérite et maintien de l’expérience dans le groupe.

Une saison remarquable à Anderlecht qui impose question

À tout juste 21 ans, Nathan De Cat a confirmé son statut de pilier chez les Mauves. Titulaire indiscutable, il a enchaîné buts, passes décisives et récupérations décisives, contribuant au haut de classement de son club. Concrètement, il a tiré profit de sa vision du jeu et de sa qualité de passe pour s’imposer comme l’un des meilleurs milieux de la Pro League.

Au micro de « La Tribune », Nordin Jbari a souligné l’importance de récompenser un tel rendement : « Il doit être repris parce qu’il a du talent et il est jeune. » Pour l’ancien international, c’est une question de principe : après une saison de ce calibre, l’ignorer reviendrait à envoyer un mauvais signal aux jeunes pousses belges.

Les critères de sélection mis à l’épreuve du talent

En pratique, la liste du sélectionneur se fonde sur plusieurs piliers : performances en club, vécu international, complémentarité tactique et potentiel à moyen terme. Ici, De Cat coche la case performances mais pâtit d’un déficit d’expérience à l’international. À l’inverse, des joueurs comme Amadou Onana, Youri Tielemans ou Nicolas Raskin jouissent d’un capital confiance élevé, tant par leur nombre de sélections que par leur expérience en compétitions majeures.

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Philippe Albert résume le dilemme : « S’il n’est pas dans la liste après avoir sorti une saison comme celle-là… la moindre des choses, c’est d’être retenu. » Toutefois, l’entraîneur doit aussi peser le risque d’aligner un joueur qui n’a pas encore affronté le plus haut niveau européen ou mondial.

Jeunesse ou expérience : un dilemme classique pour les sélectionneurs

Depuis longtemps, les équipes nationales naviguent entre la volonté de rajeunir le groupe et le besoin de cadres éprouvés. La Belgique connaît bien le cas d’école du Brésil de 1994 : Ronaldo, tout juste 17 ans, avait intégré la sélection bien qu’il ne soit pas titulaire régulier. Son talent brut avait finalement pesé plus lourd que la méconnaissance du scénario de la compétition.

Chez les Diables Rouges, certains vétérans comme Axel Witsel ou Kevin De Bruyne approchent de la fin de leur cycle. À terme, le sélectionneur devra amorcer une transition générationnelle. En pratique, toutefois, on imagine mal écarter un pilier comme Witsel sans affaiblir le milieu de terrain. « J’adore Axel Witsel mais je préfère prendre un joueur comme De Cat », lance néanmoins Nordin Jbari, illustrant la tension permanente entre stabilité et renouveau.

Enjeux du renouvellement au cœur de la préparation mondiale

Entretenir la compétitivité immédiate et préparer l’avenir constitue l’un des principaux enjeux pour la Belgique. À court terme, la priorité est de décrocher un résultat probant en phase finale. À moyen terme, il s’agit de bâtir un collectif capable de durer jusqu’aux prochaines échéances, comme l’Euro 2028.

La crédibilité du sélectionneur pourrait être mise en jeu s’il néglige de récompenser un joueur dont la valeur est reconnue unanimement par les observateurs. À l’inverse, l’intégration trop rapide d’un élément peu rodé aux plus grandes compétitions peut s’avérer contre-productif en phase de poules, où chaque match compte.

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Perspectives et dernière ligne droite avant le départ

Dans les prochaines semaines, le staff se réunira pour arbitrer ces choix cruciaux. La présence de De Cat dépendra sans doute de l’évolution des matchs amicaux et des potentielles blessures de cadres. En pratique, un scénario de compromis pourrait voir le jeune Anderlechtois intégré dans un groupe élargi, avant d’être confirmé ou écarté selon son adaptation.

Quel joueur sortir pour faire de la place ? La question reste ouverte et constitue l’un des points de tension les plus suivis. Si la tendance se confirme, la Belgique donnera un signe fort aux générations futures : la performance prime, quitte à bousculer les codes de l’expérience.

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